L'Actualité en Recherche Clinique
A la une cette semaine

Les critères de jugement dans les études pédiatriques
Peu d'études considèrent les critères de jugement appropriés pour évaluer l'efficacité d'une drogue lors des essais cliniques à visée pédiatrique. C'est le constat des chercheurs de l'université de Liverpool qui ont passé en revue 9.000 essais cliniques pédiatriques conduits depuis 1950.
Ils ont également constaté que peu d'études ont fait participer des parents, et aucune n'a fait participer des enfants dans le processus de choix des critères d'évaluation à utiliser lors de ces essais cliniques.
Parmi les 9.000 études, seulement 25 ont rencontré les critères préalables requis et établis par les chercheurs qui ont analysé cette revue.
L'étude est parue dans PLoS Medicine
Les news
Après réévaluation des données sur les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II) et des inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), l'Agence européenne du médicament et l'ensemble des agences européennes ont conclu que ces médicaments contre l'hypertension artérielle étaient déconseillés au cours du premier trimestre de la grossesse, et contre-indiqués durant les deuxième et troisième trimestres. L'Afssaps devrait prochainement adresser aux professionnels de santé les recommandations sur ces 2 médicaments.
Deux équipes de chercheurs -l'une américaine, l'autre britannique- rapportent des progrès considérables constatés chez de jeunes aveugles souffrant d'une maladie rare : l'amaurose congénitale de Leber. Les auteurs font état « d'améliorations de la vue » chez 6 patients traités par thérapie génique.
L'amaurose congénitale de Leber touche entre 1 000 et 2 000 personnes en France. Cette forme particulière de rétinite pigmentaire entraîne une cécité progressive. Elle est caractérisée par un défaut de communication entre les cellules réceptrices de la lumière (les photorécepteurs) et l'épithélium pigmentaire rétinien. Le rôle de ce dernier est majeur, puisqu'il permet en quelque sorte de transformer les rayons lumineux en impulsions nerveuses interprétables par le cerveau.
A ce jour, 8 gènes responsables de l'amaurose congénitale de Leber ont été identifiés. L'un d'entre eux intervient justement au niveau de l'épithélium pigmentaire rétinien : le RPE65. Pour corriger l'anomalie, des chercheurs de Philadelphie et de Londres, ont donc inséré une copie normale du gène défectueux -RPE65- dans les cellules cibles. Les 6 patients ont rapporté « des améliorations de leur vue ». Certains sont ainsi parvenus à voir la lumière, d'autres à détecter des mouvements de la main.
D'autres essais cliniques chez l'homme sont en cours à travers le monde, notamment en Suisse et bientôt au CHU de Nantes. Fabienne Rolling et son équipe du laboratoire de thérapie génique de Nantes (Unité INSERM 649) ont d'ailleurs participé à l'étude londonienne. « Ce travail s'est inscrit dans la continuité de celui que nous avions mené il y a deux ans sur des chiens aveugles qui avaient retrouvé la vue », nous a-t-elle précisé. « Nous préparons actuellement un essai chez une dizaine de patients. Il devrait débuter d'ici la fin 2009 ».
Des chercheurs américains ont identifié des nouveaux biomarqueurs qui peuvent aider à améliorer la détection de tumeurs cérébrales primaires et métastatiques.
Une équipe de l'hôpital de Boston a évalué deux groupes de patients : 28 enfants et adultes qui présentaient des tumeurs au cerveau et un groupe de 23 personnes sans ces tumeurs.
Ils ont constaté que les niveaux urinaires des métalloprotéinases de matrice (MMPs) -- une famille d'enzymes de dégradation
-- sont élevés chez les patients ayant des tumeurs au cerveau.
Selon les cliniciens, la mesure de MMPs et de biomarqueurs relatifs dans l'urine des patients affectés, pourrait représenter une méthode non invasive de détecter la maladie à un stade précoce, permettre ainsi la mise en place d'une thérapeutique adaptée et éviter la progression de la maladie.
Les scientifiques ont utilisé la thérapie génique pour améliorer la vision chez six personnes ayant un trouble de la vision héréditaire et rare appelé l'amaurosis congénital de Leber.
La maladie cause une détérioration progressive de la vue commençant à la naissance et menant à la cécité lorsque la personne atteint l'âge de 20 ans.
Tandis qu'aucun des six patients n'a retrouvé la vision normale, quatre ont une vision bien meilleure qu'avant la thérapie génique. Les résultats de ces deux études sont parus dans le New England Journal of Medicine. Ces études ont été entreprises par une équipe internationale menée par des médecins de l'hôpital des enfants de Philadelphie et de l'université de Pennsylvanie.
Une thérapie génétique expérimentale a permis de restaurer partiellement la vision de personnes atteintes de cécité progressive provoquée par une rare dégénérescence congénitale de la rétine, selon un petit essai clinique dont les résultats ont été publiés aujourd'hui .
Cette étude a été menée sur trois jeunes adultes à l'Hôpital des enfants de Philadelphie (Pennsylvanie, est) qui souffraient d'amaurose congénitale de Leber (ACL), une dégénérescence incurable des récepteurs lumineux de la rétine entraînant une cécité progressive et complète dans la vingtaine ou la trentaine.
Il s'agit du premier traitement génétique contre une maladie pédiatrique non-mortelle, note le Dr Albert Maguire, professeur de pédiatrie au service d'ophthalmologie de l'Université de Pennsylvanie, un des principaux auteurs de ces travaux conduits par une équipe internationale; les résultats ont été publiés dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.
Bien que les patients n'aient pas recouvré une vision entièrement normale, les résultats préliminaires encourageant ouvrent la voie à d'autres études pour évaluer ce traitement innovateur contre l'ACL et éventuellement contre d'autres maladies de la rétine, soulignent-ils.
Les essais cliniques en Russie ne cessent de se développer :
- les essais cliniques dont les médicaments sont d'origine américaine ont triplé ces 3 dernières années.
- Les CRO investissent : CHILTERN vient d'ouvrir un bureau à Saint-Petersbourg
- Et PPD vient d'acheter une CRO russe INNOPHARM basée à Smolensk, mais qui a aussi des bureaux à Moscou et à Kiev.
Enfin il est bon de rappeler que le taux de recrutement des patients en Russie est de 2 à 10 fois plus rapide qu'en Europe Occidentale.
Cytheris S.A., société biopharmaceutique spécialisée dans l'immuno-modulation, annonce aujourd'hui le lancement d'un essai clinique de Phase I pour l'Interleukine-7 (IL-7), son principal candidat médicament, également appelé CYT107. Ce nouvel essai doit permettre d'étudier l'utilisation de l'IL-7/CYT107 dans le traitement de patients ayant subi une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches sanguines périphériques déplétées en lymphocytes T. Cet essai débutera au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (MSKCC) à New York, et les Dr. Marcel R.M. van den Brink, PhD., chef du service d'oncologie hématologique, et Miguel-Angel Perales, médecin assistant du service de greffe de moelle osseuse, seront respectivement l'investigateur principal et le co-investigateur principal de l'étude. D'autres sites basés aux Etats-Unis seront inclus dans l'essai au cours des mois à venir.
L'Interleukine-7 recombinante (IL-7) est un facteur de croissance vital pour la récupération et l'amélioration des taux de lymphocytes T. Des essais cliniques sur plus de 75 patients en France et aux Etats-Unis ont permis de démontrer le grand potentiel de l'IL-7, pour augmenter et protéger les lymphocytes T CD4 et CD8. Cytheris mène actuellement plusieurs essais cliniques sur l'IL-7 dans le VIH, le VHC et le cancer.
« Nous partageons avec le MSKCC la volonté de répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients atteints de cancer, qui sont souvent très immunodéprimés après la procédure de greffe de moelle osseuse. Cela laisse la porte ouverte à toute une série d'infections bactériennes, virales et fongiques, » indique Michel Morre, le PDG de Cytheris. « Cela fait de nombreuses années que le MSKCC est à la pointe de la recherche dans la greffe de cellules souches aux Etats-Unis et nous sommes donc particulièrement satisfaits que les Dr. van den Brink et Perales aient accepté de participer à notre étude. Nous espérons pouvoir contribuer au développement de thérapies permettant d'éviter les infections post-greffe, qui sont souvent responsables de l'échec des allogreffes de cellules hématopoïétiques. »
Un des derniers articles de Applied Clinical Trials analyse tous les facteurs clés de succès des CROS.
Au sein des 20 plus grandes compagnies pharmaceutiques, la moitié (52%) de toutes les études cliniques postérieures à la phase I sont gérées par des CROs. Ce pourcentage atteint 88% pour de plus petites compagnies. Ces plus petites compagnies pharmaceutiques souvent n'ont pas le personnel en interne permanent pour conduire tous les aspects opérationnels d'une étude clinique, particulièrement lorsque l'essai implique de nombreux sites et de multiples pays.
Les compagnies plus petites peuvent, pour un certain nombre de raisons, également manquer d'effectif de monitoring ou de l'expertise des collaborateurs pour réaliser ces études cliniques.
Les pourcentages indiqués plus haut plaident pour la place de plus en plus importante des CRO dans l'externalisation des essais cliniques, que ce soit par les grandes compagnies ou les plus petites.
La Croix brosse le portrait de Jean Palussière, radiologue à l'Institut de cancérologie Bergonié à Bordeaux, où « ce spécialiste du cancer du sein et son équipe ont mis au point un nouveau procédé destiné à soigner les tumeurs par des ultrasons focalisés ».
Le journal remarque qu'« il lui aura fallu près de 10 ans de sa vie » et parle d'«avancée médicale majeure, qui pourrait révolutionner les techniques d'opération et éviter à certaines femmes l'ablation du sein ».
Le quotidien explique que « non seulement leur appareil peut repérer la tumeur grâce à l'IRM, mais surtout il permet de piloter, avec précision, le faisceau des ultrasons, car il mesure en temps réel la température dans la zone à détruire ».
La Croix précise que « les tests n'ont pour l'heure été réalisés que sur des animaux. D'ici à la fin de l'année, 10 patientes vont tester l'efficacité de ce traitement. Si les résultats sont positifs et le procédé validé par le Comité d'éthique, la machine pourrait être installée dans les hôpitaux à l'horizon 2010 ».
De leur côté, Les Echos s'intéressent à « l'électroporation contre les tumeurs ».
Le journal note ainsi que « plusieurs pays européens commencent à utiliser un nouveau traitement anticancéreux à base d'impulsions électriques », dans le cadre d‘un programme de recherche coordonné par l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne).
Le quotidien explique que « cette méthode électrochimique exploite le fait que les membranes des cellules s'ouvrent aux molécules extérieures sous l'action d'un champ électrique. L'effet est d'autant plus intéressant qu'il impacte surtout les cellules en division, donc les tumeurs ».


